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La finale du concours de plaidoirie de Paris 2 Panthéon-Assas : art oratoire et questions d’actualité

Formation
La finale du concours de plaidoirie de Paris 2 Panthéon-Assas : art oratoire et questions d’actualité
Les 4 finalistes du concours de plaidoirie 2016
Montesquieu vs Hobbes, Léviathan contre Machiavel, mardi 3 mai, la joute oratoire battait son plein dans la Salle des Conseils de l'université. L'art oratoire a de beaux jours devant lui, à en croire la qualité des 4 étudiants finalistes qui se sont succédé dans l'exercice imposé du pro et contra.

Le jury, composé de Catherine Paley Vincent, avocate, ancien membre du Conseil de l'Ordre, Présidente de l'Association des secrétaires et anciens secrétaires de la Conférence des avocats du barreau de Paris, et Jean Messinesi, Président du tribunal de commerce de Paris, sous la présidence de Christian Charruault, ancien président de la Première Chambre civile de la Cour de cassation et Président du Bureau d'aide juridictionnelle de la Cour de cassation, a désigné les deux vainqueurs au terme d'un délibéré qui aurait voulu voir couronnés les quatre finalistes.

Victor Delatour comme demandeur et Ségolène Fouché à la défense se sont distingués par leur brio oratoire, leur sens de la formule et de très réelles qualités théâtrales qui ont su capter l'attention de l'assistance et du jury. Alice Montrobert et Manon Gidel ont été des challengers valeureuses et de grand talent.

Sur un sujet d'actualité relatif à la conciliation des libertés fondamentales et de l'état d'urgence, les quatre finalistes ont eu l'occasion de faire montre autant de la solidité de leur argumentation juridique, que de leur habileté rhétorique. Quand l'assignation à résidence prononcée dans le cadre d'une loi d'exception donne lieu à une salutaire interrogation sur les compétences respectives du juge administratif et du juge judiciaire, garant des libertés individuelles... L'assistance a pu apprécier la distinction entre les notions de réduction et de privation des libertés, et remettre en perspective, à l'occasion d'un cas fictif, mais concret, l'ensemble des réflexions qui ont parcouru la société française ces derniers mois, entre débats sur la constitutionnalisation de l'état d'urgence et protection de la liberté individuelle en application de l'article 66 de la Constitution.

Au-delà de l'intérêt et des enjeux proprement juridiques, le Président Christian Charruault le rappelait, en droit, a fortiori pour qui se destine au métier d'avocat, la pratique est tout aussi importante que la théorie.

Alors, l'an prochain, n'hésitez plus : inscrivez-vous vous aussi ou venez soutenir vos champions de promotion ! Le frémissement qui se lève du public a quelque chose d'incomparablement grisant... A goûter sans tarder. Captatio Benevolentiae...

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