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Accueil - Université - Communication - Temps forts - Temps forts 2015-2016 - Commémoration de l’Armistice de 1918 au centre Panthéon

Commémoration de l’Armistice de 1918 au centre Panthéon

Commémoration de l’Armistice de 1918 au centre Panthéon
Cérémonie de commémoration de l'armistice
Jeudi 12 Novembre a eu lieu la cérémonie de commémoration de l’Armistice 1918 en présence du Président Guillaume Leyte et de son homologue de Paris I

Il y a précisément quatre-vingt dix-sept ans, le 11 Novembre 1918, était signé l'Armistice mettant fin à la Première Guerre Mondiale. Le cessez-le-feu, qui suivit quelques heures plus tard, représenta le coup d'arrêt d'un conflit dont le surnom de « Grande Boucherie » relève presque de l'euphémisme (plus de 1,4 millions de morts et disparus pour la France seule).

Pour que la mémoire collective perdure, nombre de cérémonies et commémorations sont organisées chaque année à travers le pays. L'université Paris 2 Panthéon-Assas ne manquait pas à l'appel, jeudi 12 novembre 2015. Pour ce moment solennel, le Président Guillaume Leyte et Monsieur Philippe Boutry, Président de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, ont déposé une gerbe au pied des plaques commémoratives de l'aile Soufflot, sous les tambours de la Garde républicaine.

Plus qu'une simple cérémonie, c'est à un véritable moment de mémoire et de recueillement auquel le public a pu assister. L'émotion s'est prolongée lors de la récitation par Monsieur Guillaume Le Page, étudiant du  Master « Sécurité et Défense » dirigé par le professeur M. Olivier Gohin, de quelques vers tirés du poème Eve qu'écrivit Charles Peguy en 1913, à la dimension prémonitoire. Il tombera lui-même sous les balles, le 5 septembre 1914.

 

Extrait du Poème Eve de Charles Peguy

« Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Vous les voyez couchés parmi les nations.
Que Dieu ménage un peu ces êtres débattus,
Ces cœurs pleins de tristesse et d'hésitations.

Et voici le gibier traqué dans les battues,
Les aigles abattus et les lièvres levés.
Que Dieu ménage un peu ces cœurs tant éprouvés,
Ces torses déviés, ces nuques rebattues.

Que Dieu ménage un peu ces êtres combattus,
Qu'il rappelle sa grâce et sa miséricorde.
Qu'il considère un peu ce sac et cette corde
Et ces poignets liés et ces reins courbatus.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme Dieu pèse un ange.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette fange
Qu'ils étaient en principe et sont redevenus.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un démon.
Que Dieu mette avec eux un peu de ce limon
Qu'ils étaient en principe et sont redevenus.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée. »