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Accueil - Université - Communication - Temps forts - Temps forts 2013-2014 - 3 questions à Jean-Jacques Roche

3 questions à Jean-Jacques Roche

3 questions à Jean-Jacques Roche
Photo de la façade du Panthéon
Jean-Jacques Roche, nommé directeur adjoint de l'IHEDN
Vous venez d'être nommé directeur adjoint de l'IHEDN, pouvez-vous nous présenter cette institution ?
L'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale est un établissement public administratif relevant du Premier Ministre dont la mission est de développer l'esprit de défense et de sensibiliser aux questions internationales. C'est un organisme de formation qui a également pour mission de valoriser la recherche de sécurité et de défense. Sa plus grande visibilité en matière de formation réside dans les deux sessions nationales qui, chaque année,  rassemblent des responsables de la fonction publique civile et militaire et du monde de l'entreprise. Parallèlement à cette session nationale, des cycles de formation sont organisés dans les régions selon un format plus réduit. Enfin, l'IHEDN multiplie les initiatives (séminaires, chaires...) à l'égard de publics variés : étudiants des Masters de sécurité-défense, grandes écoles, spécialistes de l'intelligence économique et de la cyberstratégie, ambassadeurs, collaborateurs parlementaires... Dans sa mission de valorisation de la recherche, l'IHEDN a vocation à soutenir les travaux spécialisés sur les thématiques de sécurité globale au sens large sur une base pluridisciplinaire. Dans cette mission, l'IHEDN est plus particulièrement ouverte sur le monde académique dont il est un agent efficace de promotion des travaux, notamment à travers ses prix et ses séminaires spécialisés.


Quel sera vôtre rôle ?
J'ai été nommé au poste de Directeur de la Formation, des Etudes et  de la Recherche  (DFER)  dont la mission est double. Dans le volet formation, le DFER a pour rôle de participer au choix des thématiques, de réfléchir au contenu et de fixer les lignes des supports de formation. C'est un travail qui n'est en fait guère différent de celui d'un universitaire. Concernant le soutien à la recherche, le DFER a pour mission d'être un prestataire de services comme n'importe quel directeur de laboratoire dans la mission première consiste à fournir à ses chercheurs les ressources dont ils ont besoin.
 

Est-ce que cela renforce le pôle sécurité/défense de l'université Paris 2 Panthéon-Assas ?
L'Institut Supérieur de l'Armement et de la Défense que je dirige (et que je continuerai de diriger) dans notre Université est le plus ancien centre spécialisé dans le monde académique français ; le Master « Défense et dynamiques industrielles » lui est directement rattaché. Depuis la création de l'ISAD en 1974, plusieurs autres diplômes universitaires accordant une large place à la sécurité et la défense ont été créés à Paris 2 :  Master Droit et Stratégie de la Sécurité en coopération avec l'école de gendarmerie de Melun, Master Sécurité-Défense, Master d'Expertise économique et juridique des systèmes d'information, DU de criminologie... D'autres diplômes de Paris 2 intègrent également une réflexion stratégique : Master Commerce et Management International, Master Management  Stratégique et Entrepreneuriat. Paris 2 compte donc parmi les universités françaises où l'offre de formation sur les questions de sécurité et de défense est la plus importante. C'est la raison pour laquelle les écoles militaires ont établi avec nous des relations privilégiées, soit sous forme de partenariats d'enseignement (écoles de Saint Cyr-Coëtquidan), de diplôme conjoint (Ecole de Guerre), ou encore sous la forme de participation à leurs conseils, conseil scientifique de l'Ecole de l'Air), conseil de perfectionnement de l'Ecole spéciale militaire ; de même, plusieurs professeurs en poste dans notre Université sont régulièrement sollicités pour faire partie de jurys de concours liés à la Défense tandis que des officiers supérieurs interviennent dans nos formations, parfois même en qualité de professeurs associés.   Un pôle « sécurité-défense » a donc été créé  par le Président Leyte de façon à faire mieux connaître cette offre de formation, à diffuser les résultats des recherches et à développer les partenariats. Chargé d'assurer la coordination entre tous ces projets et réalisations, le professeur Jean-Didier Lecaillon a reçu une lettre de mission pour améliorer la visibilité de ce pôle auprès des ministères concernés, mais également à destination du monde de l'entreprise qui est désormais sensibilisé à ces problématiques à travers l'intelligence économique. Il va de soi que mes fonctions à l'IHEDN, qui consistent à valoriser la recherche, serviront cette mission de promotion de notre savoir-faire collectif dans ces domaines.