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Les stratégies des anciennes puissances coloniales dans la résolution des conflits armés internes en Afrique après 1994. Sierra Leone et Côte d’Ivoire

Catégorie: 
Théses
Docteur :Netton Prince TAWA
Directeur :M. Serge SUR
Date de la soutenance :29 Mars 2018
Horaires :de 14h30 à 17h30
Adresse :Salle des Actes (Esc.J)
3ème étage
12, place du Panthéon - 75005 PARIS
Discipline :Science politique
Ajouter au Calendrier 29/03/2018 14:30 PM 29/03/2018 14:30 PM Europe/Paris Les stratégies des anciennes puissances coloniales dans la résolution des conflits armés internes en Afrique après 1994. Sierra Leone et Côte d’Ivoire Les stratégies des anciennes puissances coloniales dans la résolution des conflits armés internes en Afrique après 1994 : les cas de la Sierra Leone et Côte d’Ivoire
 
L’échec de l’opération des Nations Unies Restore Hope conduite en Somali sous le leadership des États-Unis d’Amérique et le génocid...
Adresse :Salle des Actes (Esc.J)
3ème étage
12, place du Panthéon - 75005 PARIS
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Jury :

Monsieur Djedjro Francisco MELEDJE, Professeur des Universités, directeur de thèse

Monsieur SERGE SUR, Professeur  émérite d'université, directeur de thèse

Monsieur Yves POIRMEUR, Professeur des Universités, rapporteur

Madame Sandra SZUREK, Professeur des Universités, rapporteur

Monsieur Jean-Marc DE LA SABLIERE - Ambassadeur de France

Les stratégies des anciennes puissances coloniales dans la résolution des conflits armés internes en Afrique après 1994 : les cas de la Sierra Leone et Côte d’Ivoire

 

L’échec de l’opération des Nations Unies Restore Hope conduite en Somali sous le leadership des États-Unis d’Amérique et le génocide rwandais de 1994 ont modifié les rapports du monde occidental aux conflits armés internes en Afrique.

D’une volonté initiale affichée en faveur du renforcement des capacités des acteurs africains dans la gestion de la conflictualité à l’intérieur des États africains, le monde occidental a adopté une posture de désengagement de la conflictualité interne en Afrique. La directive présidentielle américaine Presidential Decision Directive 25 du 3 mai 1994 et la recommandation du Sénat belge du 28 janvier 1998 resteront certainement les plus significatifs en matière de modification de l’attitude occidentale en faveur de l’Afrique en conflit.

Cependant, et « ramant à contre courant », le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord d’une part et la France d’autre part ont décidé d’assumer leur part de responsabilité historique dans la vie, parfois mouvementée de leurs anciennes colonies en Afrique. Pour ces deux anciennes puissances coloniales, les difficultés internes auxquelles les États africains post-guerre froide étaient confrontés constituaient de véritables défis pour lesquels, ces États avaient besoin d’une assistance contre vents et marrées. Cette profession de foi partagée sur les deux rives de la Manche a permis de stabiliser et ramener la paix dans deux États africains dans l’ère post génocide rwandais. Ce sont la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire.

Comment le Royaume-Uni et la France ont-ils réussi à stabiliser la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire et les sortir de leurs conflits en apparence insolubles eu égard à la profondeur des divergences qui en opposaient les acteurs ? Quels ajustements stratégiques le Royaume-Uni et la France ont-ils opéré dans leur politique interventionniste dans le cadre de la résolution des conflits armés internes en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire et quelles actions entreprises par elles ont permis d’aboutir aux succès enregistrés dans ces deux États ?

A travers une recherche bibliographique, du reste, bien disponible, des entretiens conduits auprès du monde diplomatique, des personnalités politiques, d’anciens acteurs en conflit et d’autorités militaires, cette thèse révèle comment par une synergie d’actions bien coordonnées, le Royaume-Uni et la France ont permis de ramener la paix et la quiétude en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire. 

Ayant agi ainsi, ces deux puissances moyennes, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont donné à l’Afrique et au monde des raisons croire en l’intervention internationale.