Accueil > Université > Archives
Publié le 4 mai 2009
Une expérience enrichissante : étudiants, avocats et visiteurs témoignent.
"Aider les gens en difficulté", "avoir un vrai contact avec un 'client'", "se frotter à la réalité du terrain", "chercher des solutions et indiquer les démarches à suivre" : voilà les principales raisons qui ont poussé Justine, Suzie, Damien, Fabrice et beaucoup d'autres à s'inscrire aux ateliers juridiques de la Maison du droit. Organisé depuis 2007, en partenariat avec l'Ordre des avocats de Paris, ce dispositif a déjà permis à 160 étudiants de M1 d'assister des avocats lors de rendez-vous avec des particuliers auxquels ils proposent des renseignements à titre gracieux.
Deux rencontres se déroulent à trois semaines d'intervalle. Le visiteur expose d'abord les faits à l'étudiant. Ce dernier prépare une consultation, corrigée par l'avocat, sur laquelle il s'appuie ensuite pour transmettre oralement ses explications. Confidentialité oblige, aucun détail ne filtre sur les cas examinés, relatifs pour la plupart à des problèmes de succession, de copropriété et de divorce. Seuls les sourires ou les traits crispés laissent deviner des issues favorables ou défavorables. Quoi qu'il en soit, les remerciements sont légion. "Ce n'est pas une conclusion qui me fait plaisir, mais j'ai été très bien reçu, très bien compris et orienté vers un organisme spécialisé. Cela prouve que l'université forme des jeunes sérieux et compétents", confie un père de famille satisfait, à l'instar de 93% des personnes interrogées.
Parlant toujours sous le contrôle des avocats, les étudiants se montrent "conscients des enjeux et à la hauteur" constate Maître Sandra Azria. Ancienne étudiante d'Assas, elle exerce sa profession depuis quatorze ans et profite des ateliers pour faire partager sa passion et son expérience. Ravie de "rendre un service social" et de participer à "un exercice qui donne à comprendre la dimension de conseil de l'avocat", elle salue "l'approche moderne qui consiste à enseigner la gestion de la relation avec le 'client'". Chaque réunion de préparation précédant les entretiens est l'occasion pour elle, comme pour ses confrères, de multiplier de précieuses recommandations mêlant observations pratiques et règles d'or : s'exprimer au conditionnel, reformuler la question posée, ne jamais promettre la victoire, prendre du recul, ne pas avoir peur d'annoncer une mauvaise nouvelle, s'en tenir strictement au droit, même si le "client" doit être déçu.
"Quelle chance d'apprendre le b.a.-ba du métier en situation et d'avoir l'avis d'un professionnel !" témoignent Elisabeth et Nzeba. Elles ont exploré des domaines juridiques qu'elles ne connaissaient pas, découvert la complexité du contact humain et apprécié l'encadrement des avocats. Confortées dans leur vocation, elles attendent avec impatience de pouvoir plaider devant un tribunal.
Leurs successeurs peuvent se tenir prêts : face aux demandes qui continuent d'affluer par centaines, des plannings de rendez-vous sont en cours d'élaboration pour 2010 !
mise à jour le 7 mai 2009