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Finale du Concours de plaidoirie d'Assas 2009

Publié le 29 avril 2009

Emilie Dumas et Soumaya Ouzzani, meilleures plaideuses en demande et en défense, font une entrée remarquée dans le prétoire.

Lauréates 2009

Lauréates 2009

Brillants vainqueurs, le 8 avril dernier, des demi-finales de l'édition 2009 du Concours de plaidoirie d'Assas, Benjamin Moron-Puech et Soumaya Ouzzani d'une part, Emilie Dumas et Paul Rolland d'autre part, ont de nouveau rivalisé de verve et d'éloquence à l'occasion de la finale, qui s'est déroulée le mercredi 29 avril.

Toujours ravis d'endosser la robe d'avocat, légèrement plus tendus que pour leur première prestation - solennité de l'événement oblige - ils ne se sont toutefois pas laissés impressionner par les enseignants, étudiants, personnels administratifs, parents et amis, qui formaient le public, aussi nombreux qu'averti, réuni dans la salle des Conseils du centre Panthéon.

Avec conviction et professionnalisme, les jeunes plaideurs ont présenté leurs arguments en demande et en défense devant un tribunal prestigieux, composé de Madame Claire Favre, présidente de la chambre commerciale de la Cour de cassation, Maître Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris et Monsieur Christian De Baecque, président du Tribunal de commerce de Paris.

Les débats, à la fois relevés et animés, concernaient un cas proposé par le professeur Pierre Crocq : un litige opposant une société de crédit à l'épouse d'un entrepreneur ayant fait faillite qui refuse de rembourser le prêt accordé à son époux, dont elle s'était portée caution. Ils ont donné lieu à une intéressante "leçon" de droit des sûretés, abordant le dol (manœuvre d'un cocontractant dans le but de tromper son partenaire), le cautionnement et le sous-cautionnement, la nature des contrats, le crédit de signature, le bénéfice de subrogation, les gages...

Riche "leçon" donc, mais incluant une large part d'humour et d'ironie : si les saillies des apprentis avocats, jamais à cours d'images fortes ou de références littéraires parlantes, ont rappelé au jury son obligation de rendre un jugement, ce dernier a, de bonne guerre et dans un objectif pédagogique certain, pris en défaut les étudiants novices sur les erreurs de procédure, les dates d'appréciation et la réforme constitutionnelle en cours.

Le tribunal a longtemps délibéré avant de rendre son verdict dans les salons de l'appartement décanal.

Convaincue par les démonstrations de chaque candidat, Madame Claire Favre a précisé que le délibéré avait été "arrêté sur des points de détails" car "les quatre prestations ont été excellentes", preuve de "l'enseignement exceptionnel" dispensé à Assas.

Maître Christian Charrière-Bournazel, également membre du jury lors du Concours 2008, a constaté que la qualité des étudiants se maintenait d'une année sur l'autre. Il espère vivement que l'expérience se poursuivra et invite tous les finalistes "aussi bons les uns que les autres" à tenter le concours de la Conférence du Barreau, une fois qu'ils seront avocats bien sûr.

Monsieur Christian De Baecque, pour sa part, s'est dit très heureux "de revenir à l'université pour rencontrer des jeunes capables de s'investir dans la défense d'un sujet aussi complexe et de s'en sortir bien mieux que beaucoup de professionnels".

Remettant le premier prix de plaidoirie en demande à Emilie Dumas et en défense à Soumaya Ouzzani, le président Louis Vogel a exprimé son plaisir de constater "l'enthousiasme de la communauté étudiante pour l'événement" puisqu'il y a eu "une véritable entraide et un réel fair-play entre les étudiants qui ont su se montrer à la hauteur de l'honneur que leur avait fait un tel jury d'être là".  Et il a autant félicité les gagnantes que leurs challengers,  Benjamin Moron-Puech et Paul Rolland, qui ont reçu les seconds prix, respectivement en demande et en défense.

Enchantés, les heureux lauréats ont confessé leur fierté d'être passés ainsi de la théorie à la pratique. "Chance formidable", "encouragement magnifique", "raison de plus pour continuer", "confirmation d'une vocation" : tel est, pour eux, le sens de l'exercice.

Moins enthousiaste serait l'épouse de l'entrepreneur qu'il s'agissait de défendre. En effet, d'un point de vue juridique, bien que trompée par son époux, elle aurait sans doute été déboutée...

Ce qui, heureusement, n'est pas le cas dans la réalité pour tous ceux qui ont participé et assisté au Concours de plaidoirie d'Assas, dont ils attendent d'ores et déjà l'édition 2010 !

Images du concours de plaidoirie 2009

mise à jour le 17 février 2010


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