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Publié le 24 mars 2009
Victorieuse dès sa première participation, l’Université, défendue par 5 étudiants emmenés par mesdames Kathryn English et Gabrielle Smart, a fait mouche !
Une foule d'habitués se pressait lundi 23 mars devant l'hôtel de Lassay aux alentours de 19h30. A entendre les commentaires fuser, en français d'un côté, en anglais de l'autre, sur l'art de la plaidoirie, l'importance de l'argumentation ou la motion à débattre, il ne faisait aucun doute que le nombreux public venu assister à la finale du Debating Tournament 2009 était constitué d'inconditionnels des joutes oratoires, parmi lesquels beaucoup d'anciens participants et finalistes, curieux de voir si la relève allait se montrer à la hauteur et se préparant à lancer moult « Hear ! » d'encouragement ou « Shame ! » de protestation. Après 17 ans d'existence en effet, l'engouement ne faiblit pas pour ce tournoi, organisé et animé par le charismatique Chairman Declan Mc Cavana, également président de la French Debating Association.
Cette année, 9 grandes écoles et 2 universités étaient en lice : ECP, ENA, ENPC, ENS, ENSAE, ENSMP, ENST, HEC, Polytechnique, Paris Descartes et, bien sûr, Assas. Cécile Biadatti (M1, IEJ), Charlène Bourliout (L3), Clara de Chambrun (IEJ), Sean D. Rafter (L3, Double Master Dublin) et Sacha Reingewirtz (IEJ) ont brillamment défendu les couleurs de l'université. Leur mérite était d'autant plus grand qu'ils étaient novices en la matière et n'avaient commencé l'entraînement qu'à la dernière minute, dans des conditions plutôt difficiles. Mais, soutenus avec efficacité par leurs enseignantes de langue anglaise, Kathryn English et Gabrielle Smart, ainsi que par les professeurs Pierre Crocq, Charles Jarrosson, Philippe Théry et madame Ghislaine Servière-Chouraqui, « ils ont fait preuve d'un enthousiasme communicatif et d'une combativité exemplaire » aux dires de leurs supporters. Sans aucun complexe, ils ont su imposer un style alliant « fraîcheur, confiance en soi et rigueur de la démonstration », qualités essentielles pour gagner selon eux. En outre, forts de leurs précédentes victoires contre Paris Descartes et Polytechnique, leur seule présence en finale les comblait largement.
Répondant à l'invitation du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, ils ont « parlé, discuté, expliqué, harangué, vitupéré et revendiqué », avec autant de brio que de fair-play, face à une équipe de l'ENS qui défendait la motion suivante : This House believes that there is no crisis. Tâche ardue, sinon impossible, en ces temps dits de crise économique, dont elle s'est pourtant très courageusement acquittée. Les avis de la salle, « formidablement réactive et participative», sont donc restés plus partagés que celui du jury, convaincu par la prestation d'Assas. Et c'est bien une « crise de joie » qui a éclaté à l'annonce des résultats, l'université emportant le titre de « best team », celui de « best speaker » allant à Adrian Pusz de l'ENS. Recevant le trophée avec fierté, le président Louis Vogel a félicité chaque participant, les gratifiant d'un « We did it ! » de circonstance.
Un peu d'ironie, de l'humour, un excellent jeu d'acteur, une incontestable éloquence : ces joutes ont permis de révéler le talent et la qualité du travail des étudiants d'Assas. Leur belle victoire est aussi celle de l'université, dont l'excellence n'a visiblement rien à envier aux grandes écoles. Le rendez-vous est déjà pris pour 2010, avec « encore plus de participants universitaires » espère Declan Mc Cavana, jamais à court de répartie, à l'instar de tous les orateurs qu'il a convertis à l'art du « debating ». Bravo à tous !
mise à jour le 19 mai 2009